Prêt entre particuliers : les règles à respecter

de | 2 janvier 2017

Le prêt entre particuliers peut très vite tourner au cauchemar, notamment lorsqu’il s’agit de prêt accordé à un amis ou un proche parent. Une véritable discipline est nécessaire pour éviter les nombreux écueils qu’on trouve sur ce chemin. En observant certaines règles, il est néanmoins possible de tirer son épingle du jeu et d’éviter de ruiner ses relations personnelles pour un prêt qui tourne mal.

Peser la décision de prêt

Vous n’êtes pas obligé de prêter de l’argent à quelqu’un. De nombreuses amitiés ont d’ailleurs pris fin suite à des prêts impayés. Par conséquent, vous devriez réfléchir soigneusement surtout s’il s’agit d’une importante somme. Évitez de prêter de l’argent à des personnes qui ont tendance à se comporter de façon irresponsable. Ces personnes peuvent vous être proches, mais cela ne signifie pas qu’elles sont de bons candidats pour un prêt. Inutile par contre d’épiloguer s’il s’agit de quelques euros pour couvrir un repas.

Prêter de l’argent à une personne qui vient de perdre son emploi et qui a besoin de payer son loyer peut être une bonne idée, mais ce n’est pas le cas d’une personne qui désire 1000 euros afin d’organiser une fête en l’honneur de sa petite amie.

Prêter de l’argent à une personne qui a un projet d’entreprise est une bonne chose, mais il faut prendre le temps de vérifier la viabilité du projet et la motivation de l’emprunteur. Il faut prendre la peine de réfléchir lorsqu’il s’agit de montants importants et ne surtout pas céder au sentimentalisme, voire au chantage. Il ne faut pas hésiter à dire non si vous êtes certain que ‘emprunteur ne tiendra pas sa promesse de remboursement.

Pas de prêt pour organiser une fête !

Être discret

Aider quelqu’un à faire face à une crise financière est louable et généreux, mais cela ne vous donne pas le droit d’en faire la publicité et d’en parler avec tout le monde. Respectez l’autre et la situation dans laquelle elle se trouve en gardant confidentiels toute la conversation et le montant que vous lui avez prêté. N’informez pas des membres de sa famille sans sa permission et n’annoncez pas votre générosité sur les réseaux sociaux. Si vous aidez cette personne, la récompense est dans le don et non pas dans ce que les autres vont penser à ce sujet. Garder ces choses privées fortifie également la confiance entre vous et la personne dans le besoin.

Fixer des limites

Le prêt entre particuliers comporte des limites qu’il vaut mieux ne pas dépasser. Aider une personne en détresse financière n’est pas contestable en soi, mais il est utile de fixer des limites afin d’éviter d’être la personne vers qui elle se tournera automatiquement à chaque fois qu’elle a besoin d’argent. Établissez des limites claires en déterminant des modalités de paiement mensuelles raisonnables.

Lorsque vous acceptez de prêter de l’argent à l’autre personne, assurez-vous qu’il s’agit d’un arrangement ponctuel afin qu’elle comprenne que vous ne serez pas toujours là pour l’aider à tout moment. Prenez toujours la peine de lui expliquer que vous faites un effort pour l’aider afin de ne pas être vu par tout le monde comme une vache laitière vers laquelle on se rue au moindre problème financier.

Même si vous êtes riche, n’étalez pas votre aisance financière devant ceux qui vous demandent une aide financière. Cela pourrait enlever l’envie à ces personnes de vous rembourser, car elles estimeront que la perte de l’argent prêté ne vous dérangera en rien, en raison de votre aisance financière.

Évaluer l’importance d’être remboursé

Lorsque vous prêtez de l’argent à un ami ou à n’importe qui, il y a toujours le risque de ne pas être remboursé. Par conséquent, avant de décider de prêter de l’argent, pensez à la façon dont vous serez affecté si vous ne recevez jamais cet argent en retour. Un petit prêt de 30 € à un ami proche ne causera probablement pas beaucoup de mal s’il ne parvient pas à vous rembourser, mais cela ne sera pas le cas d’un prêt de 10.000 €.

Non remboursé, ce type de prêt nuira à votre relation et à votre santé financière. Rappelez-vous que vous ne devez jamais prêter plus d’argent que vous ne pouvez vous permettre de perdre. Si vous ne pouvez pas répondre à vos propres obligations financières au cas où votre débiteur ne vous paie pas à temps, alors vous ne devez certainement pas prêter de l’argent.

Respect des délais

Formaliser le prêt

Créez un contrat légal surtout si vous prêtez une grosse somme d’argent. Il est en effet essentiel que vous créiez un document qui établit les termes du prêt. Ce document précisera qui est le créancier, qui est le débiteur et combien d’argent est prêté. Il indiquera quand l’emprunteur est censé rembourser l’argent, et si la somme doit être payée intégralement. Le document doit également inclure les éventuels intérêts.

Ce document est destiné à vous protéger dans le cas où votre débiteur n’est pas disposé à vous rembourser. Il sert également à clarifier et à rendre explicites les modalités du prêt afin d’éviter tout malentendu. Pour être valable, le document doit être daté et signé par l’emprunteur. Vous pouvez également le signer, mais cela n’est pas nécessaire. Il est également intéressant de légaliser le document ou de le faire établir sous le seing d’un notaire. Un tel document aura plus de valeur légale, car il est soumis à la vérification d’un tiers qui servira de témoin en cas de litige.

Veiller au respect des délais

Il ne faut pas lésiner sur les délais et accepter de plates excuses en cas de retard de paiement. Il ne faut pas hésiter à envoyer un rappel si le délai se rapproche. Ces précautions feront comprendre à votre débiteur que vous tenez à votre argent et que vous envisagez toutes les éventualités pour le récupérer. Verser dans la compassion est une erreur, car cela pourrait envoyer un signal négatif à l’emprunteur qui pourrait croire que le non remboursement serait une perte négligeable pour vous. Il pourrait dans ce cas décider tout bonnement de ne pas tenir sa promesse de remboursement. Au cas où celui-ci refuse de respecter les clauses du contrat, n’oubliez pas que vous détenez un document qui pourrait l’y contraindre légalement.