La croissance économique en Afrique

de | 27 septembre 2021

La Banque africaine de développement (BAD) prévoit que la croissance économique en Afrique atteindra environ 4% en 2021 contre 3,4% en 2020. Cette croissance économique sera tirée par les investissements dans les infrastructures et les exportations de ressources naturelles.

Une croissance économique en hausse

L’augmentation attendue de la croissance économique à 3,4% en 2020 et 4% en 2021 sera marquée par un glissement de la consommation privée vers l’investissement et les exportations nettes. En 2020, la croissance économique en Afrique était inférieure au niveau moyen de la dernière décennie, c’est-à-dire 5%. Ce fait était dû au ralentissement de la croissance des « cinq grands »du continent, à savoir l’Algérie, l’Égypte, le Maroc, le Nigeria et l’Afrique du Sud. En 2020, pour la première fois depuis une décennie, les dépenses d’investissement ont représenté une part plus importante de la croissance du PIB que la consommation, selon les données de la BAD.

croissance économique en Afrique

L’Afrique de l’Est en tête

L’Afrique de l’Est est devenue la région du continent à la croissance la plus rapide en 2019, et les économies de la région ont eu une croissance de 5%. En outre, en 2019, six pays africains ont atteint le top 10 des économies à la croissance la plus rapide au monde : le Rwanda, l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Tanzanie et le Bénin.

Le rapport de la BAD indique également que la hausse des prix du pétrole a contribué de manière significative à la croissance des économies du continent en 2020. Cependant, les experts ont ajouté que seul un tiers des pays du continent ont atteint une croissance économique inclusive et que, sur la base des tendances actuelles, l’Afrique n’est pas en bonne voie pour atteindre l’objectif mondial de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030.

Une économie qui a bien résisté à la pandémie

Manque à l’appel, le Sénégal, pays le plus occidental de l’Afrique. Il est habitué à enregistrer une croissance économique supérieure à 6 % de 2014 à 2018 selon la Banque mondiale. Le Sénégal a eu une croissance de 4,4 % en 2019 puis une chute estimée à -0,7% en 2020, du fait de la pandémie COVID-19. La Banque mondiale prévoit une reprise économique portée par les investissements privés et la consommation. Même si le pays ne figure pas formellement parmi les paradis fiscaux, y investir reste une très bonne idée pour qui veut aider l’Afrique.

De nombreux pays du continent ont bien fait face à la pandémie, explique Bloomberg, avec une population jeune et une part croissante de nouvelles industries dans l’économie. Ainsi, en une décennie, le poids des télécoms dans la capitalisation boursière du continent est passé de 13 % à 29 %, tandis que la part des industries des matières premières et de l’énergie est passée de 34 % à 23 %.

L’indice des 200 plus grandes entreprises d’Afrique subsaharienne est en hausse de 13 % en 2021. Au cours des cinq dernières années, ces entreprises ont connu une croissance de 324 %, tandis que les marchés émergents ont progressé de 67 %. Les leaders mondiaux de la croissance en 2020 incluent Cartrack, l’intégrateur de données de conduite automobile sud-africain (+ 76 %), la holding zimbabwéenne de banque numérique CBZ et MTN Nigeria (+ 58 %).

Des économies encore fragiles

Alors que les populations à travers l’Afrique croissent au rythme le plus rapide, les niveaux d’inégalité et de pauvreté dans la région restent les pires au monde. Alors que les parties nord et ouest du continent sont relativement riches en production de pétrole et de gaz, la majeure partie de l’Afrique est engagée dans l’agriculture, et dans des conditions très défavorables : manque d’eau, érosion des sols, instabilité politique constante, etc.

Croissance économique en Afrique : un avenir teinté de rose

Bien que l’Afrique soit la région la plus pauvre du monde, les économistes attendent son développement dynamique à long terme. Cela a déjà été prédit par la Banque mondiale, dont les analystes prévoient que d’ici 2025, la majorité des pays locaux atteindront le statut de pays à revenu intermédiaire. Les analystes du Fonds monétaire international prévoient également une évolution dynamique. Ils tablent sur une croissance économique de l’ensemble de la région autour de 3,4%. Dans les années à venir, la croissance moyenne du PIB oscillera autour de 4%. A titre de comparaison, la croissance en 2021 au Moyen-Orient devrait être au niveau de 1,3%, tandis que l’Europe se développera au taux de 1,9%.

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